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Thèse

Rôle des cytokines dans la ciguatéra : application à l'étude de remèdes traditionnels du Pacifique

Résumé : La ciguatéra est une intoxication alimentaire bien connue des populations insulaires vivant sous les tropiques et de nombreux travaux scientifiques ont été entrepris afin de comprendre et soigner cette pathologie. Dans un premier temps, les activités se sont portées sur l’inventaire des espèces pisciaires à risque, l’étude clinique de la maladie et les thérapeutiques possibles. L’analyse des ciguatoxines (CTXs) et la détermination de leurs structures ont ensuite été déterminantes afin de mieux comprendre leur mode d’action et les mécanismes impliqués dans la physiopathologie de la ciguatéra. Si certains signes neurologiques de la maladie, assez bien décrits dans la littérature, sont expliqués par l’action directe des CTXs sur le canal sodique dépendant du potentiel (CSSP), peu d’explications sont fournies concernant l’apparition des séquelles récurrentes tels que le syndrome de fatigue chronique, la persistance des troubles neurologiques ou la résurgence de signes cliniques suite à la consommation d’aliments non ciguatérigènes, faisant alors penser à un phénomène allergique. La médecine moderne ne propose que des traitements essentiellement symptomatiques avec la prescription d’antihistaminiques, d’antispasmodiques ou de vitamines n’ayant pas d’effet réel à soigner les symptômes persistants de la ciguatéra. Les populations du Pacifique Sud ont alors recours à la médecine traditionnelle, utilisant certaines plantes tropicales telles que Heliotropium foertherianum communément appelé faux tabac (ancien Argusia argentea) qui semble être le remède de référence d’après un grand nombre de témoignages d’anonymes. Toutefois, si certaines de ces plantes ont montré une faculté notable à réduire les effets des CTXs in vitro et in vivo, leur mode d’action précis ainsi que les molécules actives qui les constituent restent encore un mystère aux yeux du monde scientifique. C’est dans ce contexte que deux équipes scientifiques de Nouvelle-Calédonie ont investi des programmes de recherche orientés vers la compréhension de la physiopathologie de la ciguatéra et l’étude des thérapeutiques disponibles pour soigner cette intoxication alimentaire. L’étude d’un nouvel aspect de la pathologie fut ainsi entrepris au cours de ces années de thèse concernant l’implication de mécanismes inflammatoires dans le phénomène d’après plusieurs indices qui ont amené à élaborer ce projet : l’évolution éventuelle des symptômes vers des pathologies comme les polymyosites ou les neuropathies connues pour être associées aux cytokines ; l’action des CTXs sur les messagers secondaires des voies de signalisation cellulaire ; et la récente découverte de l’induction de l’oxyde nitrique NO par la P-CTX-1B dans un modèle d’étude in vitro. C’est ainsi que le rôle des cytokines, médiateurs de l’inflammation, dans la physiopathologie de la ciguatéra est exploré dans ce manuscrit. Cette étude ouvre également la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques et a conduit à évaluer le potentiel anti-inflammatoire de remèdes traditionnellement utilisés dans le Pacifique Sud pour soigner la ciguatéra.
Type de document :
Thèse
Liste complète des métadonnées

https://hal-unc.archives-ouvertes.fr/tel-03085804
Contributeur : William Demet <>
Soumis le : mardi 22 décembre 2020 - 04:21:57
Dernière modification le : mercredi 6 janvier 2021 - 03:39:08

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Citation

Mariko Matsui. Rôle des cytokines dans la ciguatéra : application à l'étude de remèdes traditionnels du Pacifique. Sciences pharmaceutiques. Université de la Nouvelle-Calédonie, 2009. Français. ⟨NNT : 2009NCAL0025⟩. ⟨tel-03085804⟩

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